Je vous raconte ici toutes mes états d'âmes, depuis que je vis la "grande aventure" de la sclérose en plaques
Commme en ce moment, je vis ma seconde poussée de SEP , j'ai eu envie de vous en parler.
Vous allez avoir un roman à lire, mais tant pis, j'ai besoin de parler, de l'état dans lequel je suis en ce moment !!! NA !

Avant de vous expliquer comment s'est passée ma première poussée et puis celle que je vis actuellement, je vais essayer de vous expliquer ce qu'est une sclérose en plaques, car certaines personnes ont tendance à assimiler cette maladie à une maladie de peau, parce que dans le nom de la maladie, il y'a le mot plaques, donc le malade souffre d'une maladie de peau. Et, non, ce serait merveilleux si ce n'était que ça !! En fait, en ce qui concerne la SEP, il faut imaginer que notre corps est un circuit électrique (que sont les nerfs) et que c'est par ce circuit que transite les infos du cerveau vers les nerfs qui le parcourent. Et bien dans le cas de le SEP, le circuit électrique est ronger à certains endroits, ce qui créé une brêche et qui rend errôné le message que le cerveau envoie à travers le corps et qui provoque les souffrances que subit la personne qui en est touchée.
Voilà, pour les explications scientifiques , maintenant voici le récit de mes aventures au sein du pays de la SEP.

Ma première poussée :

Il y a de cela un an en aôut 2005, en rentrant de vacances, sans savoir pourquoi, j'ai commencé un matin à me sentir engourdie et comme enflée au niveau de mon pied droit, puis c'est ma jambe entière qui a été touchée, puis ma deuxième jambe en entier, pour toucher mon ventre jusqu'au niveau du nombril......Et je ne supportais pas bien de poser les pieds parterre. Bizarre et désagréable sensation.........J'ai attendu une semaine avant de réagir et aller aux urgences dans l'hôpital où je travaille, à la suite de l'insistance d'une collégue.......
Il faut préciser que je pensais souffrir des effets secondaires d'une piqûre d'insecte, car je m'étais fait piquée, il y avait une semaine de cela.
Le jour où je suis allée aux urgences, tout à commencer à basculer pour moi, personne ne savait ce que j'avais et mes symptômes étaient bizarres....Notamment en plus, de ces enflements, j'étais hypersensibles à certains endroits de mes jambes et pas vraiment à d'autres.
Après examens multiples au cours de la journée, je suis partie en urgences en service de neurologie au CHU de Caen.
J'y suis restée une semaine pour des examens approfondis et des souffrances qui commençaient à apparaître, je souffrais à chacun de mes pas, comme une impression de tapis d'aiguilles sous les pieds, je ne faisais plus la différence entre le chaud ou froid sur certains endroits de mes jambes, ni déterminer si la personne qui me touchait me frolait les jambes ou appuyer très fort dessus..........
Puis durant mon séjour, j'ai fait une ponction lombaire qui a fait apparaître une inflammation du liquide céphalorachidien et mes IRM présentaient quelques tâches au niveau du cerveau......Mais on ne m'a pas ce moment là annoncer ma maladie...........J'étais toujours dans le noir. Toutefois, on m'a fait une injection de solumétrol pour essayer d'enrayer les effets de la "chose" qui me touchait.
Je suis rentrée chez moi et les choses ont continuées à empirer, j'ai eu des douleurs atroces au niveau de mes jambes, comme l'impression qu'elles allaient exploser ou que quelque chose était en train de me les broyer !!! J'en pleurais à chaque fois, car les antidouleurs que l'on me donner n'étaient pas assez fortement dosés pour me soulager. Et puis, je ne pouvais toujours pas marcher correctement sans souffrir......
Pour raccourcir mon histoire, car je ne voudrais pas vous infliger un trop grand roman, j'ai souffert très fortement jusqu'à ce que l'on me donne la dose maximale d'antidouleur. Toutefois, je souffrais à chaque fois que je posais un pied parterre et puis je ne pouvais mettre aucune chaussure..
Et quand je sortais un peu pour marcher, j'avais l'air (excusez-moi pour ce mot, il n'y a de ma part aucune méchanceté, ni aucun sens péjoratif) d'une handicapée, car je n'arrivais pas à marcher normalement.........
J'ai arrêté de souffrir définitivement durant les fêtes de fin d'année, beau cadeau pour la nouvelle année qui arrivait.....
Mais durant ces 5 mois je n'ai pas su que c'était vraiment la SEP, toutefois mon neuro et mon médecin avait commencé à me préparer à ce sujet.
C'est dur, de ne pas savoir, de se demander ce qui a pu provoquer toutes ces souffrances et ces troubles de la motricité, est-ce que cela allait recommencer ??? Tant de questions qui se bousculaient sans réelle réponse.......
Et puis, j'ai passé un IRM, 6 mois après ma première poussée, c'est-à-dire en mars 2006 et puis trois jours après mon examen, j'ai été voir mon neuro qui m'annoncé qu'il y avait évolution et qu'entrecoupant tous mes examens, que je souffrais d'une SEP. Mon neuro a été extra, il a répondu à toutes mes questions, et il a été très gentil et compréhensif. Et à répondu à toutes les questions qui se bousculaient dans ma tête. Et chaque fois, que j'ai un soucis à cause de la maladie, je peux l'appeler, et il me reçoit très rapidement, c'est ce qu'il a fait pour ma seconde poussée qui a démarée, début juillet 2006, un an après la première.
En tout cas, inutile de vous dire, qu'en mars 2006, lorsque le diagnostic est tombé, même si j'avais été préparée à cette eventualité, j'ai pleuré. Et ceci pendant une semaine, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Le temps en fait pour moi d'accuser le coup et décider que je VIVRAIS NORMALEMENT et que la maladie ne prendrait pas le dessus. Et aussi parce que j'ai aussi vécu la déprime durant mon adolescence et que je me suis promis depuis le jour où j'en suis sortie que je ne retomberait dans ce piège.

Pour terminer vraiment cette fois-ci, vous remarquerez que j'adore les fées et les elfes, je les considère comme mes anges gardiens c'est pourquoi ils sont présents sur mon blog.