Je vous raconte ici toutes mes états d'âmes, depuis que je vis la "grande aventure" de la sclérose en plaques

Même si en ce moment, je reprend du poil de la bête et qu'il me reste quelques crampes récalcitrantes, j'avais envie de continuer à vous expliquer ce que la SEP provoque dans la vie quotidienne du malade.
Je vais donc vous parler de la fatigue chronique que provoque la SEP.
En effet, la fatigue est constante, elle vous tient au corps du matin au soir et que vous passiez une bonne nuit ou pas. Lorsque vous vous levez le matin, vous avez l'impression de ne pas avoir assez dormi ou pas du tout.
En fait, pour vous donner une idée de l'amplitude qu'elle a sur moi, je dirais que lorsque la fatigue que je ressens est au plus fort, j'ai l'impression d'être une tortue qui porte une carpace trop lourde ou encore c'est comme si je venais de passer ma journée compléte à retourner un potager.
Ce qui fait que si on ne veut pas s'éteindre comme une bougie, le soir venu en rentrant du travail, il faut se résoudre à faire une sieste. Et moi, la sieste avant d'avoir la SEP, j'aimais po ça, même la crapuleuse ou alors que celle là. Mais j'y suis quasiment physiquement obligée, car lorsque je suis très fatiguée, je ne suis plus capable de me concentrer, d'enregistrer ou écouter quoique ce soit. Donc ze fais la sieste et je me couche avec les poules.
Quand je fais la fête, le défi chez moi est de savoir les limites de ma capacité à être en forme et à mettre une croix blanche sur le calendrier lorsque j'arrive par miracle à me coucher à 1h du matin. OUAH TROP FORT !!